Mad'moizelle Fraise...
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J'me sens mal.
Savoir que moi je ne pourrais jamais.
Que moi je ne serais jamais.

Les voir.
Des rires, des corps enlacés, ensembles, tous ensembles.
Les deviner.
Et puis ton sourire, celui qui les fera tomber.

Je lui ai dit Je vais bien. Mais pourquoi une ineptie pareille ? Le stress de ces derniers jours retombé peut-être...

J'me dit que non, c'est pas juste.
Alors pourquoi ?
29.11.06 19:41


Ne lisez pas please, je ne sais plus écrire.

Ecrire pour dire quoi ?
Raconter mon rendez-vous chez le psy peut-être. Le résumé en sera rapide, tout autant que l'entretien. Des questions entamées, classiques et mes réponses inachevées ; je ne parle pas, je réponds. A dire vrai je n'ai pas su parler, l'option interrogatoire était la meilleure tout en étant incroyablement frustrante. Je n'ai pas pleuré, ou presque. J'ai balbutié, la gorge obstruée par des sanglots. Je dois y retourner mercredi prochain. J'espère arriver à me libérer vraiment.

Marguerite.
...

Trop de choses à dire. Et ça bloque. Elle a changé, c'est indéniable. L'amour que je lui porte aussi, pas assez pour m'en désinteresser. Je suis sans cesse tentée de lui dire "je t'aime", mais j'ai peur de lui mentir. Elle n'a plus ce qui fait de quelqu'un qu'on le considère comme un ami. Oui c'est la seule amie que j'avais. Oui je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la rendre heureuse. Oui j'aurai été prête à traverser toute la ville en douce pour aller la consoler la nuit dernière. Oui je serai prête à m'éloigner d'elle si je lui pèse trop, malgré tout le mal que ça me ferait. Oui je m'épuise à donner en accusant la jalousie, le sentiment d'être un poids, les remarques cinglantes à chaque fois que je vais mal. Alors peut-être qu'en effet, oui je l'aime toujours. Ou peut-être que c'est justement qu'en la perdant elle, je perds ma seule amie. Et c'est peut-être ça que je redoute au fond.

Au niveau des cours, malgré cette pluie de bonnes notes qui sortent d'un "travail zéro" et qui me rassurent à moitié (je m'en sors très bien pour l'instant, mais demain ?), l'absence de travail personnel devient de plus en plus grave. Tiens pour demain j'ai un commentaire de français à faire, plus à préparer une composition d'histoire (oui encore). Je n'ai rien, mais rien fait. C'est un peu comme une course au suicide. Je coule, alors pourquoi me faire chier à essayer de sauver les murs. Je n'y comprends rien à ce commentaire de merde. J'en ai de plus rien à foutre, mais non, vraiment rien. Ma dernière interro d'espagnol j'y ai couché une ligne, et va te faire foutre connard ! J'ai passé l'heure à chialer, un fantôme, mon regard mort est passé inaperçu. Penses à ton avenir qu'on me dit. Mais quel avenir ? J'ai rien devant moi. Rien, rien, rien.

Pour en rajouter (en enlevant désormais de mes phrases ce vocabulaire pitoyable apparu dans le paragraphe précedent -_-), j'ai mes règles. Elles sont affreusement douloureuses, ça faisait longtemps tiens... Je n'ai pratiquement pas pu dormir cette nuit, une douleur atroce dans le bas du ventre qui se plaisait à descendre jusqu'au bout de mes pieds. Les jambes poignardées, la douleur qui remonte dans le ventre, le corps en sueur, des larmes, une blancheur "cachet d'aspirine". A peine ai-je voulu lever la tête pour essayer de me lever dans l'intention d'aller chercher un doliprane qu'elle s'est mise à tourner, je suis retombée sur le lit en gémissant. Je me dis qu'après tout on est forte nous les femmes ^^"

Si je poste cette note en m'arrêtant là, ça voudra dire que oui, effectivement je n'arrive plus à écrire. Je voulais parler d'Elle. Je voulais parler d'autres choses aussi, mais ça sort pas plus.

Imaginée, rêvée, chaque parcelle de sa peau. Ses coubes, son corps arqué, sa bouche entr'ouverte.
Pourquoi est-ce que j'ai mal ? Pourquoi est-ce que je pleure ? Hein, pourquoi est-ce que je m'accroche à toi, quand tout part en live ? Pourquoi est-ce que j'écris mal ? Pourquoi est-ce que j'y arrive même plus ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
Finalemment j'aurai du arrêter la note avant. C'est nul, c'est sale, sans aucune saveur. Ce n'est pas moi, c'est un semblant de quelque chose qui écrit, non, qui salit. Est-ce que ça sert encore à quelque chose d'écrire quand il n'y a plus une once de beauté, quand le principal se cache au second plan, quand il ne se montre même pas.

Je vais m'exploser, m'éclater la tête contre le mur de ma chambre. Oui, c'est bien ça.
26.11.06 22:16


Désespoir manifeste, flemme maladive...

Signe d'un désespoir manifeste mes livres de cours sont restés fermés tout le week-end. Ma composition d'histoire que j'aurai à rédiger demain nécessitait une dose de travail assez importante, mais depuis que le sujet a été abordé, ce qui équivaut à avant les vacances, je n'ai même pas daigné regarder les leçons une seule fois. Mon devoir d'SES attend lui aussi. Je m'y mettrai ce soir, vers onze heures, avec le motif de "l'obligation" pour me motiver avec violence. Peut-être que mes bonnes notes acquises sans travail réel me font penser qu'encore une fois je m'en sortirai honorablement, mais je doute de l'accomplissement de cette fin là. Je ne veux pas penser à la journée de demain, ni à celle qui suivra où je serai évaluée en sport. J'ai mal au dos depuis vendredi, ma mère pense que je me suis déplacé quelque chose, elle n'a peut-être pas tort. Au mollet gauche aussi, le prof ne me croira jamais.

Je n'ose plus parler, ni écrire ici. J'ai pas envie de ressasser les même choses, j'ai plus vraiment envie d'évoquer la chose. Alors je m'occupe autrement, quasiment de rien. J'ai passé mon week-end à lire Les Amours Interdites de Yukio Mishima et à écouter alternativemment la radio et mes CD d'Indochine. J'attends continuellement Muse sur RTL2 et Europe2, puisque je n'ai pas encore gravé de disque d'eux. J'ai commencé à écouter quand j'ai su que ma demoizelle en était fan, et depuis j'adore. La dose de masochisme y est : chacunes de leurs chansons me fait penser à Elle. Comme j'amène le sujet toute seule : elle ne s'est pas connectée du week-end. C'est problable que je ne serai pas aller lui parler, mais même, sa présence virtuelle me manque. J'ai commencé deux sms inachevés, j'en ai envisagés un nombre incalculé. Je devrais omettre de parler des commentaires que j'ai effacés avant de les poster sur son blog de dessins, mais non. Les nouveaux dessins qu'elle a mis sont magnifiques, j'aime son coup de crayon, je m'y suis attachée aussi. Ils ont tous ce quelque chose de spécial du fait qu'ils sont fait de sa main, qu'ils sont le fruit de son immagination. C'est un peu une partie d'elle, c'est en partie pour ça que je les aime. J'ai rayé la critique, les compliments, mes commentaires déplacés. Elle a dessiné une femme, nue, qui saignait. Le sang qui coulait du coin de ses lèvres tachait son sein gauche pour choir sur son ventre. Dans ma tête il n'aurait suffit que de ma langue... Je ne sais plus où sont les limites, si écrire ça aurait été correct. Après l'avoir gênée avec un compliment que je tairai ici, je pense que je n'essayerai plus de lui en faire. Elle me manque. Reviens ma belle... même si mon désir est purement égoiste.

Je fuis Nicolas. Je fais la même chose avec Marguerite, inconsciemment. Elle m'avait proposé de me passer l'adresse msn de Bach, ma demoizelle avait fait de même, mais j'ai esquivé. Comme si je n'en avais pas assez de fuir les personnes que j'aime, j'agis pareillement avec mes désirs. Ironiquement il n'y a qu'Elle que j'ose affronter en me faisant violence. Sans doute le souvenir de ses lèvres sur ma joue...

Je ne veux pas voir demain. Je réfléchis trop sans penser. Je pense trop sans réfléchir. Je suis un amas de contradictions.

J'ai l'impression d'être à bout, mais les crises se sont tues.
Impassibilité chronique : nouveau départ.
Mes nerfs vont lâcher.
J'attends une chose qui m'est inconnue, mais j'attends. Là devant mon ordi je ne fais que ça, chaque soir. Je me vide de toute passion, ne gardant dans mon coeur que celle que j'ai pour Elle et mes rêves Indochinois.
Dans quelques instants, revenue dans ma chambre, devant mes livres ouverts je vais rester immobile, dans l'incapacité de pleurer.

Ca a quelque chose de... non même les mots n'y sont plus.
19.11.06 22:46


Je suis inutile.

Le vrai problème, c'est moi.
Moi qui ne suis pas capable de garder cet éternel sourire sur mes lèvres qu'Elle a fait naître pas plus tard que samedi.
Moi qui me torture pour leurs histoires, qui pourtant a priori ne devraient pas me regarder.
Moi qui pleure dans la rue, dans mes bras alors qu'hier tout semblait aller plutôt bien.

Maud encore, qui pour essayer de garder la face, tente de faire plonger Marguerite avec elle. Du moins c'est ce que j'ai compris.
Ma confiance envolée, parce qu'il me semble voir des soupçons d'elle en chacuns.

Je ne peux plus, je n'ose plus, me confier et dire les choses. De même que les confidences ne viennent plus se nicher dans mon oreilles comme avant. Je ne sers même plus à rien, tristement inutile.

Je ne parle vraiment plus pour le coup.
De mes trois amis, je suis en train d'en perdre deux, faute de paroles sous la langue, faute de tout.
La troisième elle change, un "je t'aime" serait mensonge. Elle m'engueule quand je demande du réconfort, me traite comme une malade, considère ma soeur comme une amie, s'enfonce et refuse mon aide, pour finallement trouver l'espoir dans ses amis qui la méritent, eux au moins.

Je ne supporte vraiment plus Hélène.
Le must c'est que lui pèse, à elle comme aux autres.

Philippe, mon oncle, m'a appellé hier, pour prendre de mes nouvelles. S'il savait combien ça a pu me toucher, ce geste de sa part.
Je suis incapable de lui faire savoir, à cette famille qui s'inquiète pour moi, que je l'aime. Incapable de leur rendre ce qu'ils me donnent ou de me montrer à la hauteur.

Il l'aime.
Il l'aime.
Elle l'aime.
Je l'aime.
Et Lui, l'aime-t-elle ?

Ce qui est sûr, c'est que Pierre il sait. Et qu'il s'en fout. Que j'aime sa copine, parce que je ne lui fait pas peur. Sâle chevreuil... Je sais très bien, que je ne pourrai jamais, rivaliser avec toi. T'as intérêt à la rendre heureuse, surtout parce que je préfèrerai le monsieur au yeux faussement bleus, Bachou.

Ma demoizelle, que j'ai gêné l'autre soir. Un compliment de trop, elle était touchée, mais même.
J'ai envie...
De revoir son sourire.
D'entendre encore sa voix.
De lui déposer ce bisou sur sa joue, les deux même.
La prendre dans mes bras, juste comme ça.
Une kyrielle d'autres choses qui se rêvent pour ne rester qu'Illusions...
15.11.06 21:55


Une myriade d'instants avec ma belle...

Je ne sais si j'arriverai à y poser des mots. Mettre en forme ces deux heures aux allures de rêve. Vous peindre rouge sur noir son sourire qui me fait tourner la tête. Déposer sur la blogsphère tout ce qui a fait notre rencontre, son parfum encore accroché à mes doigts.

Mes jambes tremblantes qui m'ont menée devant le cinéma où on avait rendez-vous. Je suis arrivée avant elle, pour une fois. Mon coeur avait élu domicile dans ma gorge, et j'appréhendais plus de métouffer avec que de mourir charcutée par ces papillons aux creux du ventre. Lui toujours, aux battements incroyablement visibles sous mes yeux... Mal à l'aise quand je suis en ville, je regardais les gens défiler en baissant les yeux, me cachant de chaque regard. Mon sourire s'est perdu dans le flou qu'elle a soudainement causé en apparaissant, mon coeur a vacillé, mes jambes ne l'ont fort heureusement pas suivi. Elle est plus grande que moi, et c'était un peu étrange de lui faire la bise. Pas tant que ça, mais tous ces gestes relevant d'une timidité voilée, donnaient cette dimension de l'étrange. iréel et féérique dans cette rue de Tarbes si souvent fréquentée. une première rencontre, alors que depuis ce lointain 2 septembre 2005, je l'avais rêvée nuits sur nuits. Couleur café ça te va ? Comme elle ne connaissait pas vraiment les bons cafés dans Tarbes, j'avais déjà réfléchi où je comptais aller. Elle était aussi gênée que moi, son ne t'inquiètes pas, je te débloquerais avait un peu disparu depuis la veille. Mais la re-découverte de sa si douce voix que j'avais oubliée, ne m'a pas permis de m'en inquiéter d'avantage. C'est un peu moi, qui en tâtonnant, ai délié nos langues. Couleur café était fermé, maudit jour férié. Le café de la place de la mairie a finalement fait l'affaire. Une fois assise en face d'elle, ma langue redevenue muette, j'ai pu à loisir la dévorer des yeux. Quelques trentes centimètres à peine la séparait de moi, elle souriait de ce sourire délicieusement noyé de charme. ce sourire rien que pour moi. Elle l'a vu oui que je la regardais amoureusement. Gênée ? Ses sourires le témoignaient peut-être, sa voix me laissaient deviner qu'elle était plus flattée qu'autre chose. Mes yeux sont encore plus attirant en vrai qu'elle m'avait lancé en riant deux jours auparavant. Je n'en doutais pas, quand un regard comme le sien te fait littéralement perdre la tête. Le sait-elle ? Un peu, beaucoup, mais l'exactitude elle ne l'approchera sûrement pas^^ Elle peut se vanter d'avoir su me faire rire. Je peux me risquer à dire que moi aussi, même si la faire s'étrangler avec son chocolat n'était pas vraiment une bonne idée xD Deux heures qui m'ont parues à la fois intemporelles et si courtes en elles-même. On a parlé de moi, d'elle, de mes sentiments au risque de trop en dire et puis d'un peu de tout. C'était bien, très. Elle m'a raccompagnée chez moi. Mes sourires pour les étoiles naissantes que je voyais miroiter dans ses yeux. Ce que j'ai pu avoir envie de lui dire, qu'elle était belle, ravissante même. Mais ces mots n'ont pas franchis mes lèvres, mais je lui dirai, promis. Si j'oserai lui confier qu'elle a une voix envoutante ? Sais pas. C'est peut-être un peu déplacé non... On se reverra... bah je redescendrai... le plus vite possible ! Nyahh >.< Avec un peu d'audace, je saurai peut-être lui proposer de monter à mon tour dans la ville rose. Ca m'a fait du bien de parler, je suis très contente d'avoir pu te rencontrer enfin aujourd'hui. Mon sourire n'appartenait qu'à elle, reflétant ce que je n'oserai jamais lui dire. Un bisou sur ma joue. Attention que je n'ai pas su rendre. Le rose qui colorait mes joues avait viré au rouge. Je regrette, alors je me dit, la prochaine fois, quand je la reverrai... Comme pour l'emporter avec moi, je l'ai suivi des yeux, une caresse de loin sur sa joue.

Je me suis effondrée dans l'ascenseur. Le coeur remonté dans la gorge, une sourde envie d'hurler. Mes lèvres qui n'ont pas cessées de sourire depuis hier soir. J'ai appellé Sarah, ma cousine, sitôt arrivée en haut. Je déversais mes mots en cascades, sans même comprendre ce que je pouvais raconter. Amoureuse. Je l'ai nié un jour ? Ah bon... Je m'étouffais, à la limite de fondre en larme, étranglant mes rires, voilant tant bien que mal mes sourires presque malsain pour une fille qui n'en donne qu'avec râreté. Epuisée je me suis couchée à 23h, chose plus qu'inhabituelle chez moi. La nuit a été belle, sa présence endormie dans mes bras, je me suis réveillée de multiples fois la croyant près de moi, alors que non. Les rêves étaient doux, mes lèvres murmuraient son nom, mes mains semblaient carresser son fantôme. Sans même comprendre, je m'assoupissais à nouveau.

Si jolie demoizelle.
Adorable et très gentille qui plus est. J'ai re-craqué, en admettant que la chose soit possible...
Je t'aime.
Et merci... =)

Au fait, mercredi j'irai voir un psy. C'est décidé =) D'où me vient tant de fermeté ? Oh et bien, grâce à ma demoizelle... ^^
12.11.06 17:08


*rouge*

C'est mal, comme toute à ma demoizelle, j'ai oublié de parler de ma lecture qui me tient tous les soirs. Des mots, mais surtout des photos, magnifiques... Une plongée en Indochine, miraculeuse.

Merci nkanw =)

[Dans une interminable et si petite demi-heure... *rouge*]
11.11.06 16:03


Demain, demain, demain...

C'est dur de commencer une note qui racontera rapidemment ce qu'il s'est passé depuis lundi soir, quand on a envie de parler d'une seule et unique chose et qu'elle se situe dans la nuit du mercredi. Ne vous méprenez pas, si je m'apprête à vous parler aussi du reste, c'est que j'y tiens également. Mais comment dire, c'est... beaucoup moins excitant. Bref, je commence sinon je n'aurai jamais finis.

Lundi soir j'ai finalement trouvé la solution à mon problème de sport : sécher. Bah oui, rien de plus compliqué. Il est bien dommage que je ne puisse pas faire ça à chaque fois, mais là la présence d'une remplaçante a servi de pretexte suffisamment fort pour me faire basculer du côté obscur xD Sans compté ma deuxième bonne raison : je pouvais ainsi profiter de ma matinée pour travailler mon chinois, la soirée ne me permettant pas de tout finir tant j'étais fatiguée. Donc on va dire que j'ai séché pour la bonne cause, puisque j'ai eu 16 au contrôle (je le reconnais avec : le vocabulaire griffoné sur des bouts de papier -_- + le devoir entr'aperçu à l'interclasse dans les affaires du prof quand celui-ci a pris sa pose). Pour cloturer la journée j'ai été agréablement surprise d'un très joli 17.5 en spé maths (non cette note n'est pas une exhibition de mes réussites scolaires^^"), chose étrange quand on voit mon 9 en maths...
A la sortie à 18h, comme il y avait Bach je suis allée lui dire bonjour. Il était avec Manon, une fille très gentille de ma classe, et la seule avec qui le courant passe plutôt bien (j'ai toujours beaucoup de mal avec tous les autres, pas qu'ils soient méchants, le problème vient de moi). C'est aussi une copine de ma demoizelle, elle était dans sa classe l'année dernière. C'est étrange de la cotoyer maintenant, avant je ne la connaissais uniquement que comme "copine de ma demoizelle qui prend plein de photos d'elle". Bref, quand j'ai fait la bise à Bach, elle m'a demandé comment on se connaissait. Bah comme je connais Nicolas... Et Nicolas tu le connais comment ? Euh... euh... euh... ben euh... bah je sais pas, enfin des connaissances en commun^^" Hum, j'ai pas de grand réflexes quand il s'agit de mentir. A moins que je lui dise, "ben écoute il a découvert que j'étais amoureuse d'Al..." Très moyen ne^^ Surtout avec l'ex juste à côté. Finalement ma journée du mardi à pris fin avec un bisou de Nico. Pourquoi est-ce qu'elle relève des trucs comme ça elle ? Ben euh quoi, j'aime bien c'est tout. Ca me donne le sourire, et si j'ai envie de l'écrire, je l'écris =p

Mercredi... Haha...
Quand on voit un pseudo comme ça "...", même si depuis plus d'une semaine on arrive pas à parler avec la personne, là on craque et on se jette à l'eau, ignorant le fait qu'il est problable qu'on le regrette après. Mais pour cela, il faudrait ne pas prendre en compte les progrès de l'informatique oh combien sensationnels... Oui je vous parle des bugs récurrents d'msn, qui ont méchamment cachés à mon interlocutrice que j'avais essayé de lui parler. Inquiète malgré mon impassibilité chronique qui refusait obstinément de prendre fin, je me suis résolue à un simple sms (assez long quand même). La réponse n'a pas tardé. Accélération cardiaque, un sourire dessiné sur le visage. Je ne pensais pas que mes mots pourraient la toucher, mes mots d'amoureuse. Elle a terminé par une invitation à me voir pour ce week-end, comme elle descend par chez moi. J'ai du mettre à peu près 1/2 heure à lui répondre, mais mon Oui a finalement pris la diretion de Toulouse. La nuit a été... mdr agitée. Ca ne se voit peut-être pas, mais j'étais dans un état d'excitation à peine croyable. Je vais la revoir, je vais la revoir, je vais la revoir, non mais c'est pas possible, mais si, oh putain lui parler, la dévorer des yeux, putain putain la revoir... Des allez-retours dans ma chambre, mes sourires pour la lune, des rires tellement inhabituels à peine étouffés.

De la journée de jeudi je ne me rappelle qu'une seule chose. Alors qu'on discutait on attendant la prof d'histoire, Manon m'a demandé si je trouvais des mecs mignons dans la classe. Ben pas du tout, peut-être parce que je suis très exigeante. Si elle m'avait demandé si je trouvais des filles mignonnes, là j'aurai pu lui en citer ! Etre dans l'incapacité de dire, en revanche il y a certaines filles qui oui pourraient me plaire, ça m'énerve. J'ai du mal à m'intégrer, alors si je sors à la seule fille qui s'intéresse à moi que j'aime les filles, je risque peut-être de tout foutre en l'air. Dans ma situation, avouer mon attirance, est prohibé, même si j'assume. Elle a enchaîné en me demandant si j'étais déjà sorti avec un garçon. Réponse également négative. Elle m'a dit que pourtant j'étais très jolie, que j'avais du charme, un très beau sourire en plus. Moi : une fraiseuuuh xD De la bouche d'une fille, ça fait drôlement plaisir.
Le soir, discutation avec ma demoizelle à mwa *sort un acte de propriété*. On s'est étonné de me voir rire à la maison xD Elle me fait trop craquer =$ Si je lui dit "adorable" elle me répond, Oui avec twa. Difficile de croire que ce n'est que pour moi. Des bisoux pour la nuit, parce que c'est bon. Un Je la n'aimeuuuh éclaboussé sur fully (un forum^^)... Une nuit... agitée pour changer xD

Vendredi ? Un 2 en anglais, comme quoi ma réussite scolaire hein... La moyenne d'SVT acquise, mais je pense sérieusement à prendre des cours particuliers. Je ne comprends rien à rien, et cette moyenne j'ignore comment je l'ai attrappée. J'ai essayé de ne pas trop répéter Je suis morte de trouille durant la journée, et je fais encore des efforts actuellement. Ca fait cinq mois que je ne l'ai pas vu. C'est long, et pourtant je me souviens encore du dernier jours comme si c'était hier. Un 19 juin, où je m'étais déplacée au lycée pour rendre le dossier d'inscription une heure avant, juste pour la revoir une dernière fois avant les vacances, fermement convaincue qu'elle pourrait aller à l'internat de Théo. Ca me tarde. J'ai quand même peur, très.

Je vais vous faire une confidence. La fraise, elle est stupide. Vous savez quoi ? Son impassibilité chronique absente, elle serait en train de pleuvoir des yeux là. C'est maaal, comme qu'il dirait...
11.11.06 00:04


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